• LOVE HOTEL

  • BANDE DESSINÉE

  • Format 22 X 30 cm
    112 pages N/B
    ISBN 2-910946-47-9

  • publication : 25 novembre 2005

  • 19 euros

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    PRÉFACE DE ROLAND JACCARD
    « Frédéric Boilet a rapporté du Japon un drôle de voyage au bout de la nuit. À nous les petites Japonaises ? Quand la réalité se déchaîne, le rêve en prend un sacré coup !
    (…/…)
    Comme souvent chez Frédéric Boilet, le héros vit cruellement le décalage entre l’amour parfait qu’il imagine et une réalité décevante. Junko est pour lui un idéal de pureté, presque une abstraction de l’amour. Pour la retrouver, il affronte un pays hostile dont il parle très mal la langue, le climat rude de Sapporo en plein mois de décembre et la perspective de ruiner complètement sa carrière de fonctionnaire. Il semble rechercher les ennuis et le malheur, comme si ses tribulations devaient d’une certaine façon témoigner de la sincérité de ses sentiments. Mais ses efforts sont bien mal récompensés. Junko, qui se sait filmée par un caméraman du jeu télévisé auquel elle doit participer, reste évasive et enfantine. Il est clair que cette gamine d’à peine 17 ans joue à l’amour. À l’opposé, David, fragilisé peut-être par la mort récente de sa mère - à moins que cet événement ne lui ait fait prendre conscience de sa propre mortalité - cherche dans la relation intensité et profondeur.
    (…/…)
    Le graphisme de Boilet, tout de taches noires et blanches, fait merveille pour montrer cette image inusitée du Japon entre la nuit de l’hiver et le blanc de la neige, image bien éloignée des cartes postales classiques du pays printanier des fleurs de cerisier. Boilet travaille son dessin d’après photos, ce qui donne une ressemblance frappante à ses jeunes japonaises - et le pays d’images qu’est le Japon ne pouvait que le fasciner. Son récit s’appuie sur plusieurs séjours au Japon. Love Hotel est une moisson d’images passées au tamis d’un univers très personnel. Photos, bandes dessinées, images de télévision sont réarrangées en une mosaïque de taches noires et blanches. Mais l’image finale qui émerge est la même à Paris et à Sapporo, de même que David affalé sur la table d’un McDonald est le même à Paris et à Sapporo. C’est celle de la boule de neige de Venise. L’image d’un amour impossible parce que celui qui le cherche ne souhaite peut-être pas vraiment le trouver mais seulement le rêver. »

    Jean-Paul Jennequin - Mangazone nº 7, 1993

    Entretien avec Frédéric Boilet en 2005, sur ce site

    Première préface, inédite, de Roland Jaccard

    Chronique de ce livre sur le site sceneario.com

    Extrait : 20 pages

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